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Un si beau reflet

coucher-du-soleil-lac-et-palmiersNotre environnement extérieur est un reflet de notre monde intérieur. De la même manière que le processus alchimique transforme l’alchimiste en même temps que les métaux se transforment dans son creuset, nous nous modelons, nous nous créons, nous nous métamorphosons en même temps que nous « aménageons » notre environnement.

Celui-ci est-il très ordonné et très propre, au point que nous ne supportons pas quand quelque chose n’est pas « à sa place » et que nous faisons en sorte qu’il n’y ait – autant que possible – pas de poussière qui s’accumule ? Qu’essayons-nous de contrôler en nous, de quoi avons nous peur ? Il peut être question de rapport à l’envahissement, de difficultés à se laisser porter par le flux de la vie, de craintes face au nécessaire lâcher-prise qui nous est demandé…

Si nous vivons au contraire dans un cadre « bordélique », avec des affaires toujours par terre, ne voyant pas l’intérêt de « perdre du temps » à ranger sauf quand cela devient – justement – trop envahissant, trop sale, trop quelque chose qui nous pousse à agir pour remettre un peu d’ordre (ou pas) ? Que refusons-nous de voir en nous ? Qu’est-ce que nous cachons sous ces couches et ces strates d’affaires qui n’ont pas de place ? Notre inconscient et notre conscient sont sûrement en désaccord sur quelque chose, et cela vaut la peine de faire un point avec nous-même pour voir où en est notre paysage intérieur.

Un certain nombre de textes font référence à la possibilité de transformer le monde famille par famille, hectare par hectare. Si chaque famille se voyait attribuer un hectare de « terre patrimoniale », une terre qui se transmette de génération en génération, dont les productions ne seraient pas imposables, sur lesquelles chacun pourrait retrouver le contact avec la nature autant qu’avec soi-même, avec la possibilité de créer des jardins-forêts nourriciers, d’avoir un espace à soi dans lequel rêver puis mettre en application ses rêves… que serait notre monde ?

Mais avant-même de transformer le monde, comme chacun se transformerait  ! Car il est impossible de ne pas se transformer face à la nature. L’équilibre est fragile entre imposer « sa » loi et laisser la nature « faire la sienne ». Coopérer est possible, mais cela implique une grande écoute. Et cette écoute est avant tout intérieure. Nous ne pouvons avoir accès aux mondes extérieurs dans toute leur beauté que si nous sommes clairs avec nous-même. Nous ne pouvons faire venir l’abondance sur une terre aride qu’en commençant par l’accueillir en nous. Nous pouvons créer un paradis si notre vision est celle d’un paradis. Seules nos croyances, nos conceptions, notre « héritage » (culturel, familial…) peuvent nous limiter, jusqu’à ce que nous les regardions en face et acceptions de nouveaux possibles.

Alors le plomb se transforme en or. La terre la plus « ingrate » se transforme en oasis luxuriante, la forêt la plus effrayante se métamorphose en sous-bois accueillant et ressourçant…

Cela prend du temps, le temps de notre propre transformation, le temps du travail dans la matière. Nous ne sommes pas « que » nos corps, mais nous agissons à travers eux, et ils ont beaucoup à nous apprendre, tout comme notre environnement. Là où nous vivons n’est que notre reflet, un de plus. Si nous regardons autour de nous et que cela ne nous plaît pas, regardons vite en nous ce que cela nous indique, et faisons le nécessaire pour rendre l’ensemble plus beau à nos yeux.

Pour certains la transformation interne précèdera celle externe : un déménagement, un coup de peinture, un grand rangement… Pour d’autres c’est à l’intérieur que cela se jouera en premier. Il n’y a pas de règle, la seule chose à garder en tête c’est de ne pas croire en une prétendue « fatalité », et d’agir – dans l’éthérique autant que dans la matière, dans les rêves autant que dans le quotidien – afin de créer notre paradis. Il est unique et il nous appartient. Personne ne pourra le faire émerger à notre place, même si les aides pourront être nombreuses une fois en route.

Alors  ? Si vous regardez autour de vous, que voyez-vous  ?

Qu’avez-vous envie de changer  ? Qu’est-ce qui vous questionne, vous titille, vous interroge  ?

Et surtout… que remettez-vous à plus tard…?

 

1 comment

  1. Dandelot Marie

    Bonjour Pénélope,
    Je sens que ton article me donne une solution, mais je n’arrive pas à faire totalement le lien.
    Dans mon potager, j’ai d’abord eu les limaces qui ont mangé les jeunes pousses au printemps, por ne pas les tuer je les ai ramassées et emmener à la station d’épuration. Ensuite les rats taupiers sont arrivés et ont détruit une bonne moitié de la production. Au mois de juillet j’ai découvert une fourmillière dans l’isolation de lamaison, j’ai étée obligée de la détruire;Ces jours ci une taupeest venue faire de gros t

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