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Maître de ses émotions

IMG_2521Qui peut se dire aujourd’hui maître de ses émotions ? Plus le temps passe, plus je me rends compte à quel point celles-ci nous contrôlent, nous dirigent, nous façonnent, nous influencent. Toute notre vie tourne autour, que nous en soyons ou non conscient.

Même quand on croit les contrôler, c’est une illusion, puisque le simple fait de devoir « contrôler » implique que quelque chose pourrait être hors contrôle, que nous sommes en présence d’une force que nous craignons, dont l’étendue nous dépasse, et nous tentons donc de la garder dans des limites raisonnables pour nous. Est-ce la solution ? C’en est une à court terme, mais rares sont ceux qui peuvent – si tant est qu’ils existent – s’exercer à cela une vie durant, qui plus est en se sentant en harmonie…

Alors que faire ? Sans contrôle, on a tôt fait de se retrouver balloté et contrôlé par lesdites émotions. Elles sont pourtant utiles, elles nous indiquent plein de choses : comment nous nous sentons, ce qui se passe en nous, comment se sent notre entourage, ce qui est « bon » pour nous… Elles rendent perceptibles dans le corps physique tous les changements d’énergies qui se produisent en et autour de nous, du plus intérieur au plus extérieur.

C’est par elles que nos corps subtils peuvent nous parler, tout comme notre corps physique peut nous parler par notre système nerveux et par la douleur ou le plaisir.

Donc… Si c’est un moyen de communication… Une solution serait de… les écouter !

Les entendre, les voir, les reconnaître, les accepter. Cela ne veut pas dire se plier à elles ou faire aveuglément ce vers quoi nous pensons qu’elles nous poussent. Oui, j’ai bien écris « ce vers quoi nous pensons ». Car une émotion n’est jamais là pour déclencher une réponse. Elle est là pour dire. Pour faire savoir. La réponse, la réaction, la façon dont nous allons gérer, ceci dépend de nombreux facteurs, mais c’est quasiment indépendant de l’émotion en tant que telle.

Faisons quand même un saut du côté des réactions possibles : si nous sentons une émotion dite « désagréable », nous chercherons à la faire cesser. Et comment ? Là se situe le point de croisement entre notre cerveau et nos habitudes. Notre cerveau va aller chercher toutes les « solutions » qui ont déjà permis de « faire taire » des émotions similaires. Manger. Boire. Faire l’amour. Courir. Ecouter de la musique. Regarder un film. Pleurer. Crier. Se bagarrer. Prendre un bain. Méditer. Respirer. Tout est possible, cela dépendra de ce que nous aurons nourri le plus dans notre vie. Là interviennent les habitudes… et le contexte. Parce qu’il est plus facile, quand on se sent « sous l’emprise » d’une émotion, de se tourner vers quelque chose de facile à faire. Quelque chose qui nous est simple d’accès, qui ne demande pas d’effort, de réflexion…

La maîtrise des émotions commence quand nous réussissons à entendre le message (« je ressens une frustration/peur/déception/colère/tristesse/… »), à identifier d’où cela provient, quel a été le déclencheur (« j’ai vu/senti/pensé/été en contact avec/… »), et à transformer cette émotion en quelque chose que nous considérons positif, utile (parler, dessiner, écrire, créer, construire, danser, chanter, transmuter…).

Regarder à l’intérieur de soi – littéralement – du côté de la flore intestinale (le microbiote…), peut également s’avérer nécessaire. Les bactéries de nos intestins peuvent facilement nous « contrôler », et le ventre est réellement un cerveau à part entière qui génère et gère bon nombre de nos émotions.

Désamorcer la source initiale de l’émotion – si celle-ci est ancienne – peut être utile, cela prend simplement en général relativement longtemps, et beaucoup de personnes demanderont un peu d’aide « extérieure ». Dans tous les cas cela commence par l’observation et l’acceptation du présent.

Tout se passe ici, tout se passe maintenant.

Le présent est un cadeau, ne l’oublions pas ;)

 

3 comments

  1. gw

    Fuir ce qui nous nuit, ne pas faire d’empathie mais de la compassion, savoir que la vie des autres c’est une sorte de contrat d’âme ( qui est immortelle ) et que chaque vécu est pour le bien de sa propre âme. Que notre famille biologique, si elle nous nuit, même sort.
    Le bonheur ne se trouve pas dans la matérialisme alors pourquoi s’inquiéter de ce passage ponctuel sur terre en attendant une autre vie meilleure ou pire sur cette même planète que j’adore du reste.
    Après quand on n’est plus gouverné par ses émotions, la vie est comment dire…ni fade, ni heureuse, elle est juste ce qu’elle est. Je n’ai plus d’envie ni de peur, c’est compliquer à décrire. Mais en tous cas ça m’aide à être mieux spirituellement et je fais de mon mieux malgré tout pour aider mon prochain.
    Je suis juste un gnostique et je dois m’aider aussi avant d’être apte à aider les autres. Je suis désolé si je n’arrive pas à exprimer toutes les choses. Les mots sont vraiment limités!

  2. DomiLuce

    Pour l’aide « extérieure » au désamorçage, je connais une Pénélope qui s’y entend parfaitement !
    Ecouter les émotions… j’ai appris cela sans m’en rendre compte, il y avait des signes… et c’est toi qui m’a appris à les décoder ! Merci pour cet article, et un grand coucou du coeur en passant à vous trois.

    1. Pénélope

      Reçu, merci :) :) :)

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